Coronavirus, libido et confinement

Quelle période étrange. Paris me manque. Ses cafés trop chers, ses trottoirs sales, son métro qui pue. Tout me manque, même les cailleras qui me sifflent quand je rentre chez moi trop tard et trop pompette. Même les frotteurs de la ligne 1. Non, là j’exagère un peu. Bref, je m’emmerde. Mes voisins, un couple de trentenaires, n’arrêtent pas de s’embrouiller. Ce qui, en un sens, me console d’être toute seule. Ça commence très tôt le matin, ça crie et ça claque des portes. L’après-midi est généralement calme, ils semblent s’ignorer complètement, et le soir c’est le feu d’artifices. Quand eux m’entendent crier c’est toujours de plaisir. Je crois qu’ils ne baisent plus. Du moins ça fait un bail que je n’ai rien entendu. Je connais même pas leurs prénoms. Elle est jolie et pas très loquace, semble toujours pressée ou gênée quand je la croise. Lui n’est pas très […]

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