La sodomie : mon expérience et mes conseils

La sodomie : mon expérience et mes conseils

L’été commence à pointer le bout de son nez, les gens se prélassent dans les parcs ou sur les terrasses de café, les bourgeoises se pressent de refaire leur brushing saisonnier, les familles préparent leurs vacances, les personnes âgées décèdent et les ventes de préservatif augmentent proportionnellement à la montée des températures. Et ça tombe bien, car en ce moment, j’ai chaud au cul.

Le meilleur moyen de traverser une période difficile, c’est de s’envoyer en l’air. En tout cas, ça marche plutôt bien pour moi. Le problème, c’est que la libido n’est pas tellement au top lorsque ça va mal : il faut se forcer à se bouger les fesses et faire des rencontres, continuer d’avancer, voir ses proches, et se changer les idées. Et une fois que la machine est relancée, ça va tout de suite mieux. Les périodes difficiles sont aussi le meilleur moyen pour passer un cap, changer une habitude ou évoluer vers quelque chose de nouveau. Je pense réellement que lorsque la vie échappe à notre contrôle, il y a toujours quelque chose de positif à en tirer. Quoiqu’il en soit, je suis ravie de vous retrouver, et vous remercie à nouveau pour vos messages chaleureux.

Mais retour à ce qui nous intéresse ici, à savoir mon petit trou. Ce billet s’adresse aussi (et surtout) à mes lectrices (ou à mes lecteurs masculins intéressés par cette pratique d’ailleurs, je fais du sexisme inversé), car je vais détailler ma préparation à la sodomie, mon expérience et mon ressenti. Pas que je sois soudainement devenue une spécialiste du plaisir anal, bien loin de là, mais si mon expérience peut en inspirer certain(e)s, alors la voici.

La sodomie : peurs, appréhension, douleurs ?

Comme je vous l’ai dit plusieurs fois sur ce blog ou l’ancien, la sodomie et moi, ce n’était pas une grande histoire d’amour. Trop serrée, pas assez détendue, pas assez lubrifiée, les diagnostics étaient nombreux mais je pense que le blocage était surtout psychologique. J’avais envie d’essayer non pas pour prendre mon pied, mais simplement pour l’expérience. Or l’excitation et le désir aident beaucoup.

Ce qui a également certainement joué, c’est que les premières fois où j’ai laissé la porte de derrière ouverte, la souffrance prenait le dessus, et sitôt le gland de mon partenaire à l’entrée de mon anus, je ressentais une vive douleur et il m’était impossible de continuer. Ou alors je criais « doucement !», « aïe !», « lentement !», « attends !» et enfin « arrête !». Bref, la nana anti-sexe au possible. J’avais peu à peu abandonné l’idée de me faire prendre par derrière car pour moi, mon trou était simplement comme une porte livrée sans la bonne clef.

Le déclic

Au-delà de la pression des magazines féminins, qui cuisinent la sodomie à toutes les sauces (erk, la formule n’est pas très adaptée ici), ou de mes copines, qui trouvaient incroyable, vu ma personnalité, qu’il s’agisse d’une pratique qui ne m’est pas familière (visiblement j’ai une tête à me faire prendre le fion), je m’y suis surtout mise car j’en avais terriblement envie. Et à l’origine de cette envie, un mec que j’ai rencontré en avril et qui est l’un des meilleurs coups de mon existence. Avec une queue à s’évanouir. Ni trop lisse, ni trop veineuse, bien épaisse, le gland jamais entièrement recouvert et qui dépasse légèrement de son prépuce. Comme s’il était toujours prêt à mettre la tête dehors, avec un petit air patibulaire et malicieux qui te regarde l’air de dire « t’attends quoi pour me prendre en bouche ? ». Non, je m’égare un peu là (en plus je me marre toute seule en écrivant mes conneries). Je suis dans une brasserie qui ne paye pas de mine, avec des mecs dont j’imagine le gros paquet et qui recracheraient leur café s’ils savaient ce que j’étais en train d’écrire (et auraient envie de me prendre, en effet). Difficile de se concentrer. Voilà, je parle de bite et ça part dans tous les sens… Fatigante Manon, fatigante.

BREF. Donc ce mec est effectivement un bon coup, et c’est en plus de ça un chic type. Il m’a demandé s’il pouvait emprunter cette voie, et je lui ai expliqué que ce n’était pas ce que je préférais. Il a été très patient. On a essayé une première fois, sans succès. Et puis à force d’efforts, de douceur et de douleurs, j’ai enfin pu goûter – et apprécier – le plaisir anal.

Préparation à la sodomie

Attention, je vais donner des détails relativement peu glamours, donc ne lisez pas ces paragraphes si vous souhaitez vous arrêter à la manière dont j’ai vécu l’expérience en elle-même.

Pour la première fois, j’avais tout prévu. J’ai lu en long, en large et en travers tout ce que j’ai pu trouver sur le sujet, et sur l’hygiène à adopter. J’ai acheté une poire à lavement sur Amazon, à un prix relativement bas. Pas de chance : elle fuyait. Du coup, le premier soir, j’étais un peu en galère. Plan D : j’ai utilisé une petite bouteille d’eau type « sport », avec un embout spécial, que j’ai acheté chez Monop’. Et ça a très bien fait l’affaire. Si on connaît un peu son transit, il n’y a pas de problème généralement. Je suis un peu « control freak » donc je préférais être certaine d’être propre, mais j’ai lu que beaucoup de filles ne faisaient pas nécessairement de lavement, ou alors s’enfonçaient simplement un doigt pour voir s’il ressortait de la même couleur #glam.

Au niveau de la préparation à la pénétration, il y a des lubrifiants spécialement adaptés à la sodomie. Perso, j’ai utilisé mon lubrifiant habituel, et il a très bien fait l’affaire. Une fois le sexe de mon partenaire à l’intérieur, si vous êtes serré(e) comme je le suis, je vous conseille de demander à votre partenaire de rester à l’intérieur sans mouvement pendant une ou deux minutes, pour que votre trou s’habitue à la courgette qu’il est en train d’heberger.  Et puis, c’est parti !

Drôles de sensations

Celle d’avoir envie d’aller aux toilettes, d’abord. Puis une gêne liée au va-et-vient et aux frottements. Mais aussi un plaisir indescriptible, celui d’être à quatre pattes, les fesses en l’air, et de se faire dominer entièrement, de se faire pénétrer en profondeur. La douleur et le plaisir se partagent le rôle, et quand je me fais prendre, j’ai l’impression d’être dans une autre dimension. Que le temps s’arrête. J’ai mal, mais j’ai envie que ça dure encore. Puis la sensation d’avoir envie d’aller aux toilettes s’envole, et la douleur laisse place au plaisir.

La position a un rôle clé dans la prise de plaisir. Les pattes en l’air, en amazone, mon partenaire peut me pénétrer et dans le même temps jouer avec mon clito, tout en me regardant dans les yeux, ce qui ajoute une dimension très intime. A quatre pattes, en levrette, avec une main sur la bouche, j’ai l’impression exquise d’être complètement soumise et à la merci du sexe qui s’enfonce en moi. C’est très excitant.

Voilà pour ma modeste expérience. Merci encore pour vous messages, et à très vite pour un nouveau billet.

Bises,
Manon.

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