Recroiser un ex : comment réagir ?

Rencontrer son ex : comment réagir

Bonjour à tous !

Je vous expliquais dans mon dernier billet que je déménageais mon blog, notamment en raison du nombre croissant de publicités sur le précédent. Cela a pris un plus de temps que prévu, et j’ai également été très prise par des soucis familiaux. J’espère que cette nouvelle version vous plaît. Je m’excuse de ne pas vous avoir tenu au courant, et remercie chaleureusement ceux d’entre vous qui ont eu l’extrême gentillesse de me demander des nouvelles par mail. J’ai été très touchée par vos messages et n’ai pas eu le temps de répondre à tous.

Difficile de vous résumer ces quelques semaines mais je traverse une période un peu difficile, aussi vous excuserez le manque d’érotisme de ce billet (même si j’ai un tas de choses à vous raconter !). J’inaugure donc cette nouvelle version de mon journal, installée en terrasse d’un café en face du Temple du Marais, où il fait agréablement beau pour cette fin d’octobre. J’en viens maintenant au titre, qui doit un peu vous surprendre.

Je ne vous ai jamais parlé de Jérémy mais je suis restée avec lui près d’un an. Nous avions une relation libre, non-exclusive, mais j’étais très amoureuse et j’ai la prétention de penser que lui aussi. La première fois que je l’ai rencontré, c’était juste pour la nuit (étonnant, penserez-vous !). Mais il y a vite eu quelque chose d’autre. La première fois donc, c’était après une soirée arrosée. Je suis allée chez lui, nous avons couché. Je ne me souviens pas des détails. Je ne suis même pas restée la nuit, et je suis passée à autre chose. Plus tard dans la semaine, il m’a envoyé un texto. Nous nous sommes revus, dans un bar près de Beaubourg, en semaine. On a tellement accroché que nous y sommes restés une bonne partie de la nuit, à boire et discuter de nos vies en oubliant que nous travaillions tous les deux le lendemain.

Il y a une étude dont vous avez sûrement entendu parler et qui prétend que si deux personnes répondent à certaines questions en se regardant dans le blanc des yeux pendant un certain temps, alors elles tombent amoureuses l’une de l’autre. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, mais c’était peut-être ça. On a tellement échangé sur nos vies et nos aspirations, qu’on avait l’impression après cette rencontre de s’être toujours connus (là vous devez penser : que s’est-il passé pour qu’elle bascule brutalement dans le romantisme gnangnan ?). Bref, Jérémy c’était une belle histoire qui s’est terminée abruptement. Je vous épargne les circonstances, un peu ennuyeuses, mais ni lui ni moi n’avions réellement envie de rompre.

La semaine dernière, je suis allée à un after-work assez connu près de Bercy avec Jonathan. Il voulait me changer les idées, et j’en avais besoin. Les verres se sont enchainés rapidement, comme souvent quand on a le moral à zéro. J’étais donc pompette à 19h et complètement ivre une heure après. Très classe, Manon. Et c’est évidemment, toujours, tou-jours, quand tu es dans de mauvaises dispositions que tu rencontres la dernière personne à voir dans cet état. Bingo. Le choc ne fut pas brutal car j’ai dans un premier temps repéré son meilleur ami, qui m’a regardé comme s’il venait de croiser la Vierge (je vous entends déjà ricaner).

J’ai rencontré Jérémy deux ou trois fois par hasard depuis notre rupture, car on fréquente les mêmes endroits et qu’on habite pas très loin l’un de l’autre, donc ce n’était pas une première. Mais à chaque fois, à CHAQUE fois, c’était dans un contexte social où je n’avais pas pu m’empêcher de boire plus que de raison (ce qui ne m’arrive pas si souvent rassurez-vous). Bref, Jérémy est venu me parler, et j’ai fait la pire chose à faire dans ces moments là : tenter de cacher mon état d’ivresse avancé. En vain, évidemment. Il y a un truc qui ne ment jamais avec l’alcool. Plus on fait des efforts et plus on s’enfonce. Et bien-sûr lui était tout à fait frais dans son costume parfaitement cintré. Je vous dessine la scène : il y avait d’une part Jonathan qui me regardait l’air de ne pas savoir que dire ou quoi faire (en même temps on était tous les deux dans un état aussi pathétique l’un que l’autre, heureusement qu’il s’est tu), les amis de Jérémy qui me toisaient un air de pitié dans le regard, et Jérémy qui tentait d’être poli mais avait parfaitement cerné la situation. Que faire dans ces moments là ? Quitter la soirée évidemment. Et c’est bien sûr ce ce que… je n’ai pas fait. Loin de faire la discrète dans un coin de la salle ou de m’échapper discrètement, j’ai trouvé très stratégique de prétendre m’amuser, danser et parler avec les ¾ de la salle.

Il y a toujours quelque chose de gênant à rencontrer un ex. La meilleure façon de réagir si la relation ne s’est pas finie en crise est sans doute de rester naturelle et d’entamer une conversation polie et convenue avant de s’éclipser. Ou de se reconquérir. Jonathan était incapable de me dire le lendemain ce que j’avais bien pu raconter à Jérémy et ses amis, il avait presque oublié l’épisode, mais ce n’était sûrement pas la théorie du surhumain de Nietzsche. Puis il m’a dit « ressortir avec un ex, c’est comme ravaler son vomi ». Moi, j’en suis pas si certaine…

M. F.

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