Suis-je nymphomane ?

Suis-je nymphomane ?

Parmi les messages que je reçois, beaucoup me demandent si je me considère comme une « nympho ». Il est vrai qu’un tel appétit pour le sexe n’est pas aussi répandu chez la gent féminine. Mais c’est quoi, être « nympho » au juste ?

Une étymologie surprenante

Ce n’est qu’en 1832 que ce mot fait son apparition dans le dictionnaire de l’Académie Française, même si on le retrouve dans le Robert Historique dès 1721. Selon les interprétations, il viendrait du grec numpholeptos (délirant, possédé par les nymphes) ou alors numphé (clitoris) ainsi que de manie (folie). Nymphe, c’est aussi le mot que l’on donne aux grandes lèvres du sexe féminin. On pourrait traduire, en langage plus urbain et un peu moins académique, que la nymphomanie se caractérise par le fait d’avoir la chatte en feu, n’ayons pas peur des mots (on me souffle que le cardinal de Richelieu vient de se retourner dans sa tombe).

La nymphomanie, une maladie

La nymphomanie est le nom courant que l’on donne à l’hypersexualité, un comportement qui se traduit par une envie impérieuse de relations sexuelles, et qui génère souvent de la souffrance. Pour ma part, ma libido est effectivement très active et j’ai parfois un besoin impérieux de me faire troncher (pardon, Richelieu), mais je n’en souffre pas. Peut-être car j’arrive à satisfaire ces envies. Lorsque j’ai envie d’une bite, je fais en sorte de l’obtenir. Même avec un inconnu. Encore mieux avec un inconnu.

Suis-je nymphomane, alors ?

J’aime me faire prendre, j’aime sucer, j’aime l’odeur du sexe, sa texture, sa forme, le fait qu’il me remplisse et me fasse jouir. Pour autant, je suis parfaitement épanouie ainsi. Je regrette rarement un rapport (à moins d’être tombée sur un très mauvais coup), et le sexe est en quelque sorte mon carburant. Si je n’ai pas de rapport pendant plusieurs semaines, je déprime (et je me tape le premier clampin du coin). Nympho, je ne pense pas. Je dirais plus que je suis une grosse cochonne.

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